Le fitness, pourquoi nous aimons tant ça ?

Le fitness, pourquoi nous aimons tant ça ?

En quelques décennies, le sport est passé de “mode” à “mode de vie” chez les Occidentaux. Comment l’expliquer ?

En tant que coach, vous avez choisi d’orienter votre carrière professionnelle vers le fitness, et vous avez eu raison, car les gens sont de plus en plus mordus de sport, pour certains, c’est même un lifestyle. Mais tout n’est pas gagné. Pour pérenniser votre activité, il va vous falloir anticiper leurs besoins. Et pour prédire le futur, il faut connaître le passé…

La pratique du sport a commencé à se démocratiser à partir du milieu du XXème siècle avec la création de clubs et de fédérations, mais elle a connu un pic de croissance à partir des années 1980, quand grâce au passage à 39h de travail hebdomadaire, et à la 5ème semaine de congés payés, les ménages ont pu mettre ce gain de temps et d’argent au profit des loisirs. Dès lors, le sport n’était plus réservé aux professionnels, mais ouvert au grand public. Le fitwear et le matériel séduisent, les pratiquants veulent soigner leur capital santé/beauté, leur bien-être en général.

Depuis les années 2000, le sport est devenu un “antidote à notre mode de vie” qui nous vieillit prématurément. D’ailleurs, 3,2 millions de décès par an sont dus à la sédentarité selon l’Organisation mondiale de la santé, instigatrice des campagnes publiques “Pour votre santé, bougez !”. Le tabagisme et l’alimentation ne sont pas moins liés aux maladies mortelles…

Il semblerait que le sport en général ne soit plus conjoncturel mais structurel. En effet, mêmes si les motivations s’adaptent aux époques que l’on traverse, rester beau/belle et en bonne santé (physique et mentale) sont des préoccupations de toujours. L’émission “Gym Tonic” avec Véronique et Davina “réunissait le dimanche jusqu’à 12 millions de téléspectateurs à l’heure de la messe” ! Plus que culturel, le sport serait-il cultuel ? On parle de bien du culte du corps…

Un article rédigé par :
Pierre-Jacques Datcharry

Originaire du Pays-Basque, il découvre le marché du fitness alors que rien ne lui prédisait un tel parcours. Sportif, il tombe dans l’addiction de la musculation pendant ses études en communication. À la recherche d’un stage de 3 mois, il trouve sympa de combiner ses études supérieures et sa pratique sportive du moment, ce qui l’amène à accepter une offre de stage chez Groupe 76, société organisatrice du « salon du Fitness » de l’époque. Il n’en sortira plus… D’un avenir de 3 mois dans le monde du Fitness, il y évolue encore 20 ans plus tard.